{{Vendredi 17 septembre à 13h30 (UQAM, salle J-1060)}}
{ {{Ouverure du deuxième cycle (2010-2011) des séminaires ouverts sur le thème : « Pensée critique et communication »}} }
{{[Éric George->http://www.gricis.uqam.ca/spip.php?article10]}}, Professeur agrégé, École des médias, Faculté de communication, Université du Québec à Montréal
Dans une introduction à la deuxième saison du séminaire, Éric George, à l’initiative de celui-ci, reviendra sur plusieurs éléments visant à problématiser les liens entre pensée critique et études en communication. Il en profitera pour revenir sur quelques idées abordées par les collègues qui sont intervenus pendant la première saison.
[{{Roger de la Garde->http://www.com.ulaval.ca/no-cache/departement/personnel/dic/retour-dic/85/nom/roger-de-la-garde/]}}, Professeur associé, Département d’information et de communication, Université Laval
Si « l’on entend par savoir, comme il convient, le résultat communicable et contrôlable d’une démonstration ou d’une expérience » (Comte-Sponville, 2006 : 79), que savons-nous de l’« audience » ? Nous pouvons la nommer, et même la chiffrer, mais nommer ou chiffrer suffit-il à donner existence à ce qui est nommé ? Quand avons-nous fait la démonstration ou l’expérience de l’audience ? L’audience se manifeste sous différentes formes mais la cherchons-nous dans ces manifestations ou dans nos représentations et dans nos projections ?
De plus en plus confinée aux médias de masse, l’audience est trop identifiée au problème de fond des médias à « savoir s’ils n’ont, face à eux, rien d’autre que des auditoires invisibles, des spectateurs dont il faut manifester l’activité souterraine. Les médias de masse n’ont-ils face à eux rien d’autre que des audiences ? » (Dayan, 1992 : 431). Deux questions, deux débats : les audiences existent-elles en dehors des efforts des « chercheurs » pour faire « manifester » cette « activité souterraine » ? Sous quelles autres formes leur existence se manifestent-elles ?