{{Vendredi 11 mars 2011 (UQAM, salle J-1060)}}
{ {{Didactique de l’esprit critique à l’ère du postmodernisme}} }
[{{Gaëtan Tremblay}}->http://gricis.uqam.ca/spip.php?article53], Professeur titulaire, École des médias, Faculté de communication, UQAM
Pour plusieurs, c’est une évidence, nos sociétés sont irrévocablement entrées dans le postmodernisme, lequel se caractérise entre autres par la relativité de tous les points de vue et de tous les savoirs, y compris les connaissances scientifiques. Esprit critique et postmodernisme sont-ils compatibles ? Que signifient l’esprit, la pensée ou l’approche critique dans ce contexte ? Comment en assurer l’apprentissage et la diffusion dans l’enseignement et la recherche universitaires ?
Il nous faudra bien sûr parler de rationalité, de science et de postmodernisme; de zététique et de didactique de l’esprit critique; de pseudoscience et d’imposture intellectuelle; de médias et de système d’éducation; de créativité et d’esprit critique. Le but que je vous propose : essayer de circonscrire les conditions de pratique de ce qu’Henri Broch appelle joliment l’Ars du doute.
Références suggérées : Normand Baillargeon, Petit cours d’autodéfense intellectuelle, Lux éditeur, 2005; Alan Sokal et Jean Bricmont, Impostures intellectuelles, Éditions Odile Jacob, 1997; Richard Monvoisin, Pour une didactique de l’esprit critique. Zététique et utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias, Thèse de doctorat (accessible en ligne), Université de Grenoble 1 Joseph Fournier, 2007.
{ {{Impacts de la numérisation et de la mise en réseau des contenus musicaux : mythes et réalités}} }
[{{Marc Ménard}}->http://gricis.uqam.ca/spip.php?article11], Professeur agrégé, École des médias, Faculté de communication, UQAM
Les impacts de la numérisation des contenus et de leur mise en réseau sur l’industrie de l’enregistrement sonore sont généralement présentés comme générant d’importantes baisses dans les coûts de production, de reproduction et de distribution, et même de signalisation. Or, ces affirmations prennent souvent la forme d’évidences, sans que ces baisses soient mesurées, ni que la présence de coûts spécifiques qu’impliquent l’utilisation de nouveaux modèles dématérialisés ne soient pris en compte. Notre présentation vise à questionner la pertinence réelle de ces pronostics, en distinguant les impacts sur les différents éléments de la chaîne de valeur des maisons de disques.