28 avril 2023 | 9 h 30 min – 12 h 30 min EDT
Le séminaire aura lieu le 28 avril 2023 de 9h30 à 12h30 en co-modalité, au A-1720 (Pavillon Hubert-Aquin UQAM) ainsi que sur Zoom (séminaire enregistré, mais non disponible pour diffusion).
Merci de vous inscrire en nous écrivant à cricis@uqam.ca. Un lien vous sera envoyé la veille du séminaire. Le séminaire est gratuit et ouvert à toustes!
avec Raymond Corriveau, Professeur associé au Département de Lettres et communication sociale de l’UQTR
Le Conseil de presse est-il encore possible ? est un ouvrage qui fait le point sur l’autoréglementation des médias. Pour ancrer la discussion dans une compréhension longue, l’auteur jette un coup d’œil sur l’historique de l’autoréglementation et sur les circonstances qui ont favorisé la naissance du premier conseil de presse au Québec. Après un regard sur les principaux acteurs du champ médiatique, une lecture attentive et chronologiquement établie est portée sur le Conseil de presse du Québec. Le constat est sévère, d’un organisme dynamique et collaboratif, le Conseil de presse est devenu une institution captive des entreprises de presse à la suite d’un processus généralisé de dénaturalisation. En empruntant la lunette d’Érik Neveu, il devient évident que les médias ne peuvent pas être un entrepreneur de cause contre leurs propres intérêts, privant ainsi la société civile d’un paradigme discursif nécessaire. Pourtant les enjeux sont de taille et l’information demeure plus que jamais la seule voie permettant une discussion éclairée dans l’espace public. Sans quoi, une connaissance de la « totalité » du social devient irrémédiablement hors de portée, conduisant les sociétés à des écueils écopolitiques dramatiques. Mais des solutions existent, le rapport Leveson en Grande-Bretagne en est un exemple, mais ici au pays, de nombreuses enquêtes publiques ont proposé nombre de recommandations pratiquement jamais suivies. La désocialisation de nombreux pays devrait sans doute inspirer le milieu politique afin de prendre les mesures nécessaires. Un peu comme Bertolt Brecht le faisait dans ses pièces, à la lecture du livre, le citoyen aura à s’engager pour contribuer à une solution.
Raymond CORRIVEAU est un ancien président du Conseil de Presse du Québec. Professeur associé à l’Université du Québec à Trois-Rivières, il y fut un intervenant clé dans l’instauration des programmes de communication. Il s’intéresse à l’information, car elle participe à l’instauration d’une société réflexive. Il se préoccupe donc du rôle que jouent les médias en société en portant attention à la nécessité et à la qualité de l’information, d’où son intérêt pour la réglementation des médias. Acteur de terrain aussi bien que chercheur, il œuvre au développement de l’information en milieu communautaire ou autochtone. Il s’intéresse également à l’éducation aux médias, nécessaire à l’instauration d’une citoyenneté responsable.