27 mars | 9 h 30 min – 12 h 00 min EDT
La troisième séance de ce cycle de séminaires accueillera Roland-Yves Carignan et Jean-Hugues Roy, professeurs à l’École des médias (Faculté de communication).
Roland-Yves Carignan
La façon dont l’intelligence artificielle se présente aujourd’hui ressemble à une nouvelle étape d’un processus de privatisation de l’accès à l’information et au savoir à l’avantage des entreprises de plateformes numériques. Le journalisme peut-il entrer dans la danse de l’IA des plateformes tout en prônant son intérêt et celui public — l’intérêt commun?
Jean-Hugues Roy
En 2019, le Québec a failli perdre la moitié de ses quotidiens : Le Soleil (Québec), Le Nouvelliste (Trois-Rivières), Le Droit (Gatineau), La Tribune (Sherbrooke), Le Quotidien (Saguenay) et La Voix de l’Est (Granby) étaient bord de la faillite. Ils ont pu redémarrer et poursuivre leurs activités en adoptant un nouveau modèle : la coopérative de solidarité. Ce type de coopérative inclut les travailleurs, mais aussi des membres externes. Quelle est la place du public dans ce membership externe? Quand l’information est produite par une coopérative, devient-elle davantage un bien commun?
Présentation du cycle de séminaires
Catastrophe climatique, extinction des espèces vivantes, exploitation capitaliste croissante, régimes politiques de plus en plus autoritaires…Les enjeux auxquels nous sommes confrontés sont d’une ampleur telle qu’ils nous renvoient tout simplement aux possibilités mêmes de l’habitabilité humaine sur notre planète Terre.
C’est dans ce contexte que nous, membres du Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l’information et la société (CRICIS) avons décidé de développer des recherches sur les concepts de « commun », de « buen vivir » et d’« ubuntu », ainsi que sur les pratiques sociales qui se revendiquent de ces éthiques avec pour objectif de « changer le monde » en portant notamment attention aux enjeux culturels, médiatiques et informationnels.
Nous souhaitons ainsi mettre l’accent sur les activités qui contribuent à favoriser de multiples formes d’émancipation, et ainsi à contrer toutes les formes d’oppression liées notamment aux systèmes capitaliste, patriarcal et raciste/colonialiste.
Le cycle de séminaires a commencé le 23 janvier dernier avec Walter Mignolo, professeur titulaire en études littéraires et directeur du Centre for Global Studies and the Humanities à la Duke University (Durham, Caroline du Nord) et Silvia Federici, professeure émérite en philosophie politique et études internationales à la Hofstra University (New York City, New York State) puis a continué le 27 février avec Jean-Paul Sagadou, théologien diplômé de l’Institut catholique de Paris, président fondateur de l’Association personnaliste des amis de Mounier (APAM Burkina-Faso).
Les contenus des deux premières séances sont maintenant en ligne.