Et si la recherche scientifique ne pouvait pas être neutre? 

Sous la direction de Laurence Brière, Mélissa Lieutenant-Gosselin et Florence Piron est paru le livre Et si la recherche scientifique ne pouvait pas être neutre? aux Éditions sciences et bien commun. Plusieurs membres du CRICIS signent un chapitre :

  • La neutralité pour quoi faire? Pour une historicisation de la rigueur scientifique
    Oumar Kane, professeur au département de communication sociale et publique à l’UQAM et membre du comité de direction du CRICIS
  • Sur l’idéal de neutralité en recherche. Bachelard, Busino et Olivier de Sardan mis en dialogue
    Julia Morel et Valérie Paquet, étudiantes à la maîtrise en communication à l’UQAM et assistantes de recherche au CRICIS
  • Comprendre et étudier le monde social. De la réflexivité à l’engagement
    Sklaerenn Le Gallo, étudiante au doctorat à l’UQAM et assistante de recherche au CRICIS
  • Des relations complexes entre critique et engagement. Quelques enseignements issus de recherches critiques en communication
    Éric George, professeur à l’École des médias de l’UQAM et membre du comité de direction du CRICIS
  • Perspectives critiques et études sur le numérique. À la recherche de la pertinence sociale
    Lena A. Hübner, étudiante au doctorat à l’UQAM et coordonnatrice des activités scientifiques du CRICIS

Résumé du livre

Les manières de faire de la science aujourd’hui sont multiples et innovantes. Pourtant, un modèle normatif continue d’écraser les autres : le modèle positiviste. Il soutient que la science vise l’étude objective de la réalité en s’appuyant sur l’application rigoureuse de la méthode « scientifique » dont la neutralité est un des emblèmes. Cette vision est vivement contestée dans plusieurs champs de recherche, tels que les études sociales des sciences, l’histoire des sciences et les études féministes et décoloniales. Ces critiques considèrent que les théories scientifiques sont construites et influencées par le contexte social, culturel et politique dans lequel travaillent les scientifiques, ainsi que par les conditions matérielles de leur travail. Cet ancrage social de la science rend impensable, pour ces critiques, l’idée même de neutralité. Faut-il donc renoncer à cette exigence normative? Par quelle autre norme la remplacer?

Né d’un colloque tenu en 2017 à Montréal, ce livre propose les réflexions et analyses sur ces questions de 25 autrices et auteurs issus de sept pays. Études de cas, analyses réflexives et discussions théoriques s’entrecroisent pour permettre une réflexion collective approfondie sur ces enjeux anciens, mais constamment renouvelés, notamment dans le contexte du nouveau statut précaire de l’expertise scientifique dans l’espace public.

Pour plus d’informations et la table de matières au complet, veuillez consulter le site web de l’éditeur. Le livre est en libre accès intégral sous la forme d’un cyberlivre. Un lancement a eu lieu le 2 mai à Montréal (UQAM) et le 13 mai à Paris.