Séminaire « Pensée critique et communication » avec Philippe Bouquillion et Marc Raboy

{{Vendredi 14 janvier à 9h30 (UQAM, salle J-2625)}}

{ {{Socio-économie des industries de la culture et de la communication et pensée critique}} }

[{{Philippe Bouquillion}}->http://www.observatoire-omic.org/fr/aut/30/philippe-bouquillion.html], Université de Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, CEMTI et MSH de Paris Nord

En quoi les travaux socio-économiques sur les industries de la culture et de la communication peuvent-ils relever d’une pensée critique ? Tel est ici l’objectif central de la présente communication. Afin d’essayer d’apporter des éléments de réponse, il convient, premièrement, de tenter de dégager quelques caractéristiques communes d’ordre méthodologique à des recherches conduites sur ces thématiques en sciences de l’information et de la communication et, deuxièmement, d’identifier certains résultats, résultats qui distinguent ces recherches d’autres travaux sur des objets similaires ou proches, en particulier des recherches en économie de la culture ou en économie des réseaux. (96 mots)

Nous verrons ainsi que les filières sont envisagées comme des construits sociaux, controversés, qui évoluent en fonction des rapports de force entre les acteurs mais aussi en fonction des transformations des divers cadres. Il s’agit des cadres politiques et réglementaires ; socio-professionnels (l’évolution des métiers et professions), socio-esthétiques (la construction et les évolutions des « genres » de contenus) ; sociologiques (avec les mouvements de temps long des pratiques culturelles et communicationnelles). Il s’agit également des mouvements de temps long et entrecroisés des stratégies industrielles. Les acteurs industriels notamment s’emparent et orientent les technologies pour asseoir leur position. Attentifs aux processus conflictuels et de long terme, ces travaux évitent ainsi les déterminismes, qu’ils soient économique (celui de l’offre sur les pratiques) ; technologique ou des consommations, ce dernier déterminisme étant la vision du marché libre et concurrentiel, dans lequel, grâce aux jeux de la concurrence, les consommateurs imposeraient leurs choix.

{ {{Penser la politique médiatique (« media policy ») dans un contexte de mondialisation}} }

[{{Marc Raboy}}->http://media.mcgill.ca/fr/marc_raboy], McGill University, Chaire Beaverbrook en éthique, média et communication

Dans tous les domaines, un environnement mondial est en émergence. En ce qui concerne la politique médiatique, ceci implique une nouvelle donne ou le rôle traditionnel des acteurs est en mutation. Les États nationaux développent de nouvelles stratégies à la fois en politiques intérieures ainsi qu’étrangères. De nouvelles institutions transnationales voient le jour. Les entreprises se bousculent entr’elles et créent des alliances de tout acabit tout en réclamant un maximum de liberté d’affaires. La société civile se manifeste dans les processus ainsi qu’à l’extérieur des murs des palais de conférences.

Tel est le contexte actuel dans lequel l’encadrement des médias évolue. Au-delà de la description, comment le comprendre, comment l’analyser, comment le penser? La précision et la clarification des concepts s’imposent. De nouvelles méthodologies sont indiquées. Notre communication portera sur ces aspects. Comme point de départ, nous proposerons un cadre d’analyse fondamental pour aborder l’étude des politiques médiatiques dans le contexte de la mondialisation.

Fichiers joints